« La singularité technologique est un concept, selon lequel, à partir d'un point hypothétique de son évolution technologique, la civilisation humaine connaîtra une croissance technologique d'un ordre supérieur. […] Au-delà de ce point, le progrès ne serait plus l’œuvre que d’intelligences artificielles, elles-mêmes en constante progression. » (Wikipedia)
Une idée défendue par John Horgan dans son livre The End of Science et dans l'article The End of Science Revisited (IEEE Computer, Jan. 2004).
The End of Science. Même les mathématiques, qui théoriquement n'ont pas de limites dans leur invention de concepts, se heurtent aux capacités humaines à comprendre des concepts hautement abstraits et des preuves de plus en plus longues. Quand aux neurosciences, si elles arrivent à analyser toutes les parties du cerveau, elles n'arrivent pas à “recoller les morceaux”La science fiction est une forme de “simulation” et l'occasion de pousser les curseurs à fond et de voir se qui se passe … Les concepts explorés sont puissants car ils sont à l'origine des nouveaux termes comme cyber-espace ou la singularité.
Maurice Dantec décrit dans plusieurs livres des mondes où la technologie a progressé, mais où les organisations sociales se sont effondrées. Le monde est devenu un chaos, la vie y a peu de prix, la loi et l'ordre n'y ont plus de place. En lisant ces livres et en écoutant les nouvelles du monde, on peut parfois (souvent) penser qu'il n'est pas si loin de la vérité.
William Gibson, inventeur du terme cyberespace, nous décrit aussi des univers proches. Ce que nous reconnaitrions comme une forme du Web y occupe la place central.
Robert Charles Wilson décrit dans “Julian”, la société nord américaine après la fin du pétrole (2170). Cette société est un retour aux organisations politiques du XIXe siècle. Notre période actuelle est décrite comme celle de la “fausse affliction”. La technologie fait un bond en arrière, l'électricité est un luxe (les génératrices sont produites en Suisse!). Mais des pans entiers de connaissance sont perdus, Einstein, Darwinn sont mis à l'index par le pouvoir religieux. Les autres livres de Charles Wilson, mette en place une situation particulière. Dans Spin, la terre est entourée par une barrière temporelle. Dans Darwinia, l'Europe est soudainement remplacée par une forêt préhistorique avant la première guerre mondiale. Dans Le Vaisseau des voyageurs, l'immortalité est proposée à l'humanité (intéressant car un des objectifs de la singularité est l'immortalité).
Vernor Vinge est l'un des premiers à décrire la possibilité de la singularité est une magnifique illustration des miracles et danger de la technologie.
Dan Simmons, dans “les Cantos d'Hypérion”, décrit un univers où la singularité est largement franchie. Du même auteur, Illium et Olympos va au delà de l'immortalité pour certain humain en leur donnant le pouvoir des dieux (ceux de la grèce antique, ils vivent sur mars …).